LE GRAND CRIME OCCIDENTAL INFLIGE A L'AFRIQUE

LE GRAND CRIME OCCIDENTAL INFLIGE A L'AFRIQUE
LE CRIME DE L'OCCIDENT FACE A L'HISTOIRE


L'Afrique est jusqu'à nos jours considérée comme étant le berceau de l'humanité.Mais,elle est aussi considérée comme étant le continent laboratoire expérimental du monde occidental.
La grandeur intellectuelle et la richesse technologique du peuple égyptien ont provoqué de la haine en Occident,d'où vient l'esprit de conquête sur notre continent par les européens.
D'abord,les portugais,les hollandais,les anglais,les français,les allemands,ont envahi l'Afrique sous l'oeil de l'église, et ont réduit notre continent en esclavage.L'homme noir est un sauvage,un objet sans valeur,dont l'Occident a pour mission de lui apporter la bonne civilisation,la bible et l'église.Au fond,de cette histoire,c'était exactement détruire l'Afrique de son élan et de son développement. Là-dessus,ils ont réussi tout en considérant l'homme noir "esclave",dont le blanc peut l'acheter et le vendre ailleurs. Cet esprit de nous rendre objet va accentuer l'enlevement des africains de leurs continent et constitue la nouvelle route commerciale,le fameux "commerce triangulaire".Ce crime a duré 4 siècles et a vidé de l'Afrique de la force progressive vers les Amérique du Nord et du Sud.
C'est un crime odieux,crapuleux,assisté et toléré par l'église.Aujourd'hui,ce n'est pas au 21ème siècle que ces mêmes européens se sont rendus compte du crime et ils ont du mal à l'accepter.
Je crois que nous les africains,avons le devoir d'écrire nous même cette tragédie humaine,en dehors des blancs.Ce n'est pas non plus, eux, à décider de la date à honorer la mémoire des victimes.C'est le devoir de l'historien africain.
Le blanc,qu'on le veut,qu'on le ne veut pas,a toujours été la négation de l'homme noir.Ce n'est pas parce qu'on est différent de peau,qu'il est autorisé quelque part d'exterminer l'autre,mais pour se justifier et justifier ses actes criminels,l'Occident possède la raison du crime organisé et la sagesse de rendre le mal objectif.
La France souhaite se justifier de ce crime,mais le langage est mal placé vu ce que nous voyons ces derniers temps,avec les africains en situation irrégulière.Les matraques,les menottes,les arrestations,les charters,sont justement la continuité de l'esclavage.
Aimé CESAIRE l'a dit et n'a cessé de le dire jusqu'au dernier souffle,mais il n'a pas été écouté.Nous continuerons de le dire et le réclamer,que seuls les victimes sont mieux placées pour écrire leur histoire.
L'Afrique survivra et continuera de montrer son image de berceau de l'humanité,car elle est tolérante et indulgente.
BAKARI MSAIDIE HANINGA
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 07:07
Modifié le mardi 13 mai 2008 11:06

AIME CESAIRE L'AFRICAIN TRANSPORTE HORS DU CONTINENT NOIR

AIME CESAIRE L'AFRICAIN TRANSPORTE HORS DU CONTINENT NOIR
LE GRAND MONUMENT DE L'HISTOIRE UNIVERSELLE NOIRE ET DE LA NEGRITUDE
AIME CESAIRE EST MORT

Aimé CESAIRE vient de mourir à 94 ans à la Martinique.Il est pour moi,la bibliothèque qui m'a donné l'envi de lire et de comprendre l'essentiel et l'importance de l'être humain vis à vis de lui-même et vis à vis des autres.Aimé CESAIRE était à la fois un homme de lettres,mais également un homme politique.En France,il a contribué à l'éveil de la conscience noire à travers la littérature négro-africaine.Il était également un défenseur de la cause des peuples opprimés et assujettis.Il était un intellectuel engagé au premier rang des droits de l'homme et de la lutte des peuples à disposer d'eux-mêmes.
La fameuse théorie universelle" La négation de la négation de la Négritude",c'est une loi qui a permis à tout africain de s'accepter en tant qu'être humain,de valeur absolue et à la dimension universelle,que de dire que le noir est assimilé à l'esclavage et à l'exploitation.
Je fais partie de la génération qui a bénéficié de ses idées,de son éducation,de ses conseils pour nous libérer.Comme l'histoire a toujours défini l'individu en fonction de ses origines,de son milieu géographique et historique, moi-même qui suis issu d'un quartier,disaient certains;" marginal",je prenais mes idées de révolte à travers certains propos de CESAIRE.Cette idée de nous considérer moins que les autres a enrichi ma conscience de l'esprit de haine d'abord contre les autres,mais avec le temps se transforme en esprit révolutionnaire contre la domination et l'exploitation de l'homme sur l'autre homme.D'ailleurs,mon propre père était un fervent militant contre la féodalité villageoise,ce qui a renforcé ma lutte et mon combat de tous les jours.Aimé CESAIRE avait la soif de voir les hommes égaux,même,si c'était utopique pour lui,mais il le croyait.Il avait de l'humour et était plus au côté de ses siens tout en partageant sa richesse humanitaire.Il était un Laboratoire et le reste pour l'éternité.Je l'ai toujours dit que ces grands personnages sont immortels,ils ne méritent pas l'oubli,mais doivent être les exemples à donner à nos enfants.Il a contribué à l'équilibre mondial par son idéal de paix et surtout sa démarche de dépassement de l'idée unique:le grand visionnaire de l'avènement de la démocratie.
J'adresse mes sincères condoléances à sa famille,à la Martinique et tous les hommes qui se sentent aujourd'hui attristés de la mort de CESAIRE.
Nous continuerons à transmettre ses valeurs d'humanisme,de liberté et de justice sociale.Je reconnais que j'aurais aimé voir la Martinique accéder à son indépendance par la richesse de cet homme,mais,je crois que chaque chose à son temps,peut être,un autre Césaire sortira de la terre pour prendre le flambeau de la liberté.Il a dit un jour:"Libérez vos âmes" pour la liberté des peuples noirs.
BAKARI MSAIDIE HANINGA
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# Posté le jeudi 17 avril 2008 12:03
Modifié le vendredi 02 mai 2008 07:31

L'ESPOIR QUI NOUS RESTE, C'EST DOCTEUR MTARA MAECHA

L'ESPOIR QUI NOUS RESTE, C'EST DOCTEUR MTARA  MAECHA
DOCTEUR MTARA MAECHA, L'HOMME DE L'ALTERNANCE ET DE LA TRANSITION.

RENCONTRE ENTRE BAKARI MSAIDIE ET FREDERIC GOVERDWIC, JOURNALISTE GEORGIEN.

M.GOVERDWIC a été un ancien étudiant de l'Union Internationale des étudiants que j'ai connu en 1981 à l'Université d'Ankatso Madagascar. Il était étudiant en journalisme.De passage à Paris, il a souhaité me poser quelques questions concernant Dr Mtara MAECHA, avec qui j'étais son Directeur de cabinet au Ministère de Transports et du Tourisme en 1998 et avec qui j'entretienne des bonnes relations, à la fois politiques,amicales et personnelles.
M.GOVERDWIC:
Bonjour! M.MSAIDIE
De La Géorgie, je suis de près les événements de la crise institutionnelle aux Comores et j'ai lu également dans ton blog tes démarches avec ton leader Dr MAECHA:
Ma question est si simple, j'ai appris que ton ami Dr Mtara MAECHA, à travers certains médias, est considéré parmi les intellectuels comoriens , comme étant un petit bourgeois, me semble-t-il, qu'en penses-tu de ces propos?
Ma deuxième est celle-ci:comment tu as pu devenir son Directeur de cabinet,alors que tu as été connu par certains responsables comoriens,être quelqu'un qui a des idées de gauche,même de l'extrême gauche, de l'ancien mouvement révolutionnaire le Front Démocratique(mouvement marxiste,léniniste)?

MSAIDIE: Bonjour camarade:
"A ma connaissance et à travers les relations politiques que j'entretienne avec Dr Mtara MAECHA, d'ailleurs, je suis mieux placé pour te répondre, n'a jamais été un petit bourgeois ni de près, ni de loin. Il est comme tout comorien, issu d'une famille moyenne. Il a fait des études de médecine et a exercé en France et aux Comores.
Je crois qu'il faut le vivre pour mieux le connaître. Je dirai plutôt qu'il est un bon vivant, car,il a le sens de la vie et le goût d'être utile. Il est serviable et très humain. Durant sa vie professionnelle, il a toujours été utile envers des milliers de gens, sans demander retour.
Moi,je l'ai connu depuis les années 1979, alors Ministre de l'éducation nationale,combien des enfants, il a fait partir à l'étranger pour suivre leurs études sans chercher à connaître d'où ils viennent ou qui sont leurs parents?
Dr MAECHA n'a pas un double langage, c'est un homme de convictions,honnête et sincère.Il a toujours fait ce qu'il a promis de faire.Les gens qui l'ont vécu,peuvent le prouver,car ils le savent très bien.Il est très généreux et sans rancune,aucune.Il est tolérant et indulgent, car sa fonction de médecin prime avant tout, mais en tant qu'être humain, il est capable,de fois de démontrer sa différence aux autres. Et cela où peut être certains le pensent être ainsi.
Dr MAECHA est un homme libre,un démocrate qui a toujours été au premier rang des militants pour les droits de de l'homme, et les droits des comoriens à disposer d'eux-mêmes.
Sur le plan personnel, Dr MAECHA n'a pas grand chose,marié, 3 enfants,son épouse n'a jamais bénéficié quoi que se soit de l'Etat comorien. Il a construit sa maison, alors qu'il était étudiant. Il vit avec ses propres moyens. En 1975, il était le seul comorien, qui a décidé de rentrer aux Comores pour servir le pays sans salaire durant une année entière.C'était une façon d'accompagner le peuple comorien dans les premières années d' 'indépendance. Moi,je me souviens,quand on était au ministère des transports, il a refusé de prendre un véhicule officiel. Il avait sa voiture personnelle.Il m'avait dit une fois: ces voitures coûtent trop cher,il faut des gros moyens pour les entretenir et notre pays est si pauvre.D'ailleurs,il avait l'habitude d' acheter à sa poche des pièces détachées pour certains véhicules du ministère qui étaient en panne. Il a rénové les bâtiments et le mobilier de ce même ministère. Qui aurait du le faire? Personne! D'ailleurs, après, celui qui l'a remplacé n'a pas hésité de s'approprier les meubles et a vendu les véhicules du ministère à un franc symbolique à ses amis.
Etant ex-ministre des Affaires étrangères, de l'éducation, des affaires sociales, des transports et du tourisme, grand médecin à l'intérieur et l'extérieur du pays,il a toujours bénéficié d' une célébrité,surtout en politique, que son image de rassembleur a fait ses preuves. Il a une crédibilité internationale, seule gage pour faire revenir les investisseurs étrangers au pays. Je souhaite très sincèrement que le peuple comorien prendra conscience de l'intérêt que Dr Mtara MAECHA a toujours défendu avant qu'il ne soit trop tard.
Pour répondre à ta question, je n'ai jamais caché ma sympathie, mes amitiés à l'égard du personnage et j'ai toujours soutenu ses démarches. C'est un homme très compétent, il m'a apporté beaucoup de choses sur le plan politique et professionnel. Je l'avoue, qu'il m'a donné une dimension et une visibilité sur la politique comorienne. C'est un battant infatigable et ne se décourage jamais, car, selon moi, il a une message à nous apporter. Tôt ou tard, nous finirons par le comprendre et reconnaître ses qualités et ses valeurs d'homme libre. Que Dieu lui prête la vie, car nous avons encore besoin de lui, à éveiller nos consciences, qui est une nécessité pour la survie des Comores, face au défit du siècle.
M.Goverdwic, je suis très content de t'avoir retrouvé et ton passage à Paris m'a beaucoup apporté. Je te remercie.
Pour répondre encore à ta question,je dirai que mes convictions politiques vont de paire avec son projet de société,pour la mise en ½uvre d'un développement durable dans ce pays.
Le marxisme a été trahi par les grandes puissances,d'abord par les soviets, aujourd'hui par une certaine catégorie d'intellectuels corrompus, qui n'ont pas bien maîtriser les valeurs de ces principes.
La loi de l'offre et de la demande continuent toujours d'opprimer les peuples les plus faibles et surtout les damnés et le affamés.
BAKARI MSAIDIE HANINGA
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# Posté le lundi 14 avril 2008 13:30
Modifié le lundi 14 avril 2008 16:45

LE SYMBOLE DE L'ISLAM TOLERANT ET DE LA SAGESSE COMORIENNE

LE SYMBOLE DE L'ISLAM TOLERANT ET DE LA SAGESSE COMORIENNE
AL HABIB,L'IMAGE DE LA TOLERANCE ET DE LA SAGESSE .

AL HABIB,de son vivant,je l'ai vu une fois chez lui,à Itsandra, un jour de l'Idd-el-fitr en 1973,en une occasion spontanée,en déplacement à Moroni.C'était dans son balcon,à l'étage.Il m'a salué en me serrant la main accompagné de la rituelle de respect ASALAMU ANLAYIKUM et m'a souhaité bonne fête de l''idd-el-fitr.Et puis,suivi de la Fat-ha et des prières de voeux. Il a m' offert du café et des dates.Au bout de 10 minutes,on a parlé en me demandant d'où je venais.Quand,j'ai répondu Mitsamiouli,sa réponse était" Allah Akbar".Je lui ai dit au revoir après avoir terminé mon café et je suis parti dans la voiture pour Moroni.
J'avoue que depuis ce jour là,je pensais au personnage jusqu'à la fin de ses jours et même,c'était devenu un rituel pour moi,quand je vais à la Capital,dès que la voiture entre dans la ville d'Itsandra,sans le vouloir,je vois ma main droite qui se levait pour le saluer dans son demeure.
A Mitsamiuoli,j'étais réputé être un garçon bagarreur,mais,je reconnais que cette rencontre avec Al HABIB BIN SUMEIT m'a apporté de la lumière et de la sagesse dans mon coeur,non seulement la lumière,mais m'a ouvert le chemin vers la conquête de la connaissance que certains appelaient" une Aventure" à Mitsamiouli,pour me qualifier,plutôt pour me traiter d'aventurier sans portefeuille.D'ailleurs,je n'ai jamais réagi à ce genre de propos.Et voilà,je remercie à mon seigneur le tout puissant,comme on dit en comorien:"j'ai un nom au village et une trace de mon existence."
Aujourd'hui,j'ai décidé de parler,surtout de dire que les Comores avaient connu des hommes de bonne foi,qui ne demandaient rien à autrui,que le bonheur de l'humanité.Ces souvenirs ne sont pas à oublier et je profite l'occasion pour en rappeler sa mémoire à ceux qui l'ont vécu et à ceux qui n'ont pas eu la chance de le connaître.Son image d'homme tolérant est restée immortelle.Que Dieu lui accorde la paix à son âme.
Al HABIB n'était pas uniquement un homme religieux,mais il était également un savant éclairé,dont le titre de premier MUFTI des Comores lui a été cerné.Il était pieux,très généreux et respecté de tous.Ses ambitions personnelles se résumaient uniquement sur la réussite de la religion dans la communauté.Il était très modeste et il avait mis sa vie au service de DIEU.
Je crois que les dirigeants de notre pays doivent revoir le passé de ces grands apôtres du XXème,que nous venons de tourner le dos.Je pense sans être fataliste que nous avons commis des dégâts,il faut les réparer.Nous ne devons pas oublier ce qui sont partis,car nous sommes et nous représentons leur image pour la génération future.Qui nous gouverne aujourd'hui?C'est un religieux,un homme de Dieu.Nous attendons de lui,la paix,l'amitié et l'unité nationale souhaitée par tous.C'est pourquoi,à la grande surprise de certains parmi nous,qui me connaissent,s'étonnent de voir un marxiste convaincu,évoquer la Mémoire des anciens.Oui,je suis avant tout un comorien,j'ai été éduqué.J'ai une culture,une civilisation,en fait,j'ai des repères qui me sont encrées dans mon être.Alors,nous devons de la sincérité à la Nation,si réellement nous voulons être les représentants du peuple à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
RAPPEL HISTORIQUE D'AL HABIB BEN SUMEIT REPRIS EN RECIT:

`Umar Ibn Ahmad Sumayt (1886 - 1976) Naissance
En 1303 A.H., Al-Habîb `Umar Ibn Ahmad Ibn Abû Bakr Ibn Sumayt, qu'Allâh lui fasse miséricorde, naquit aux Iles des Comores, alors que son père Al-Habîb Ahmad se trouvait à Istanbul. Al-Habîb Fadl Ibn `Alawî Ibn Muhammad Ibn Sahl Mawlâ Ad-Duweila lui annonça alors la bonne nouvelle de cette naissance et le nomma `Umar. Lorsqu'Al-Habîb Ahmad quitta la Turquie et retourna à l'archipel des Comores, il alla voir son nouveau-né et apprit qu'on l'avait appelé Abû Bakr. Il exigea alors que son nom soit `Umar pour honorer Al-Habîb Fadl qui lui apporta la bonne nouvelle de sa naissance par une clairvoyance spirituelle lumineuse.

Il fut éduqué par son père Al-Habîb Ahmad Ibn Abû Bakr Ibn Sumayt qui lui inculqua son savoir et l'imprégna de sa sagesse. A l'âge de l'adolescence, son père l'envoya chez son oncle Al-Habîb Tâhir Ibn `Abd Allâh Ibn Sumayt à Shibâm, une ville de Hadramaout, afin d'acquérir le savoir religieux et la voie spirituelle de ses pieux prédécesseurs. Ainsi eut-il l'honneur d'être le disciple des savants érudits et des pieux de Hadramaout. Il ne cessa de progresser par leurs soins et leur soutien sur la voie de la sagesse et du cheminement vers Dieu.

Ses Sheikhs
Dans certains ouvrages où il consigna les récits de ses voyages, à l'instar de « An-Nafhah Ash-Shadhiyyah fî Ar-Rihlah Ilâ Ad-Dîâr Al-Hadramiyyah » (Le souffle suave du voyage au foyer Hadrami), Al-Habîb `Umar Ibn Sumayt mentionna ses Sheikhs hadramis. On dénombre, entre autres, Al-Habîb `Aydarûs Ibn `Umar Al-Habshî, Al-Habîb `Alî Ibn Muhammad Al-Habshî, Al-Habîb `Abd Al-Bârî Ibn Sheikh Al-`Aydarûs, Al-Habîb `Abd Allâh Ibn `Aydarûs Al-`Aydarûs, Al-Habîb `Alawî Ibn `Abd Ar-Rahmân Al-Mashhûr, Al-Habîb `Alî Ibn `Abd Ar-Rahmân Al-Mashhûr, Al-Habîb Mustafâ Ibn Ahmad Al-Mihdâr, Al-Habîb Ahmad Ibn Muhsin Al-Haddâr et Al-Habîb `Alawî Ibn Shihâb Ad-Dîn malgré leurs âges proches.

A Shibâm, ses Sheikhs furent son oncle Tâhir Ibn `Abd Allâh Ibn Sumayt, l'érudit `Abd Allâh Ibn `Umar Ibn Sumayt et le Sheikh `Abd Ar-Rahmân Hamîd Bâ-Shrâhîl, ainsi que d'autres savants de Shibâm de l'époque.

Après s'être pourvu de la meilleure provision offerte par ses maîtres éducateurs, Al-Habîb `Umar Ibn Sumayt retourna à son pays natal dans l'île de Zanzibar. Il y vécut avec son père - un gnostique à qui Allâh octroya un savoir abondant et un souffle béni en matière de dévotion, de réconciliation entre les gens et de prédication. De nombreux habitants de la ville eurent l'honneur d'accompagner ces deux Imâms ; ils eurent une influence remarquable dans ces villes africaines qu'ils comblèrent par les fruits de leurs enseignements. Les visiteurs pourvus d'un goût raffiné repèrent sans peine ce caractère singulier de Zanzibar parmi les villes de l'Afrique de l'Est. Couverte d'une lumière et d'une grâce, c'est une ville qui charme les âmes.

Avec le décès du Habîb Ahmad Ibn Abû Bakr Ibn Sumayt en 1343 A.H., son fils Al-Habîb `Umar porta son flambeau et veilla à conserver le legs prophétique. Il prôna l'héritage authentique des pieux prédécesseurs et fut un exemple en matière de dignité et de respect. Il observait souvent le silence, n'ornait point ses mots, soulageait les c½urs tristes, et inspirait l'esprit de ses visiteurs.

Ses caractéristiques
Al-Habîb `Umar, qu'Allâh l'agrée, ne tendait pas à disserter lors de ses majlis (conseils ou cours de religion) privés. Il se contentait de dispenser quelques conseils brefs et des exhortations concises. Il demandait parfois au munshid (récitateur d'un chant religieux) d'interrompre son poème quand il le jugeait trop long. Il ne s'attardait pas outre mesure dans les invocations qui concluent ses leçons et ne les ornait pas. Ses paroles furent peu nombreuses, mais riches en sens, et ses majlis furent agréables aux c½urs.

Il soulageait souvent les âmes par l'annonce de bonnes nouvelles et les écartait de toute source de souci et de répulsion. Il incitait souvent les gens à avoir une bonne présomption en Dieu si bien qu'à l'écoute de ses mots, les esprits s'apaisaient et la tristesse se transformait en gaieté, espoirs et bonnes nouvelles. Il demandait au munshid de réciter certains chants en particulier annonçant la bonne nouvelle aux croyants, à l'instar des poèmes composés par l'Imâm Al-Haddâd, intitulés « Annonces amplement la bonne nouvelle à ton c½ur » [1] et « Vis par l'espoir et l'espérance mon ami ! » [2].

A ses yeux, qu'Allâh l'agrée, l'ici-bas était insignifiant - sa seule valeur étant de préparer l'Au-delà. De nombreuses situations témoignèrent de son mépris à l'égard des artifices l'ici-bas et de la cupidité. Il apprit ces valeurs de son aïeul, le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui. Il puisa aussi sa bonne conduite et ses nobles manières dans les lumières accomplies du Messager de Dieu. Ainsi fut-il un exemple de parfaite droiture et son cheminement vers Dieu trouvait plutôt une expression spirituelle et morale que physique et matériele.

Au début de sa vie, il montra une inclination particulière à la littérature et à la poésie. Il composa, par ailleurs, des poèmes d'une grande qualité en langue arabe. Cependant, il n'en publia aucun ni ordonna de les imprimer et resta, sa vie durant, un admirateur de la poésie dont il récitait quelques vers durant ses majlis.

Témoignages
De nombreux poètes et savants de Hadramaout composèrent des vers à son sujet, pour lui souhaiter la bienvenue lors de ses visites au Yémen, ou pour pleureur son départ vers la vie de l'Au-delà. Al-Habîb Ahmad Ibn Zayn Bilfaqîh, qui l'accompagna pendant près de quatre années, fit son éloge dans un long poème rapporté dans Qabasât An-Nûr d'Al-Habîb Abû Bakr Al-`Adanî. De même, Al-Habîb `Abd Al-Qâdir Ibn Ahmad As-Saqqâf fit son éloge en 1393 A.H. lors d'une visite qu'il rendit aux Iles Comores. Il conclut son poème par ces vers :

L'héritier du savoir, l'héritier du secret selon ses hommes selon celui qui fut à deux portées d'arc [3]
Dis aux savants voici des connaissances que nul ouvrage ne recèle
Dis aux hommes doués d'intelligence voici une compréhension d'exception
Ses dépositaires reçoivent les flots d'inspiration par une ouverture et non par leurs acquis
Ne l'atteint que celui qui préserva son c½ur et le conduisit vers la voie de la vérité
Ibn Sumayt la reçut selon ses hommes, `Umar le pôle, l'héritier des pôles
L'héritier du secret, à l'image des prédécesseurs qui héritèrent le savoir du Livre
Sa face manifeste sa science, comme le Coran, ses secrets jaillissent de la Liminaire
Parmi ses disciples qui firent son éloge citons également le Sheikh Hâdî Ibn Ahmad Ibn `Abd Allâh Al-Haddâr, ainsi qu'Al-Habîb Ahmad Mashhûr Ibn Tâhâ Al-Haddâd qui relata des éléments de la vie d'Al-Habîb `Umar dans Khulâsat Al-Hayâh An-Nurâniyyah. A ce titre, les éléments biographiques compilés par Al-Habîb Ahmad Mashhûr furent lus publiquement lors du deuil observé à Jeddah pour Al-Habîb `Umar.

Par ailleurs, Al-Habîb `Umar noua une relation cordiale avec la famille Al-Mashhûr, notamment son Sheikh Al-Habîb `Alawî Ibn `Abd Ar-Rahmân Al-Mashhûr et sa descendance. Il évoqua cette relation chaleureuse qui le lia à cette famille dans son ouvrage An-Nafhah Ash-Shadhiyyah fî Ar-Rihlah ilâ Ad-Diyâr Al-Hadramiyyah. Al-Habîb `Alî Al-Mashhûr, le père d'Al-Habîb Abû Bakr Ibn `Alî Al-Mashhûr, le compta parmi ses Sheikhs et lui dédia un poème d'accueil lorsqu'ils se rencontrèrent à la ville de `Aynât en 1382 A.H. dans une assemblée qui réunit de nombreux savants et aspirants à la voie des hommes de Dieu.

Ainsi Al-Habîb `Umar veillait-il à rendre visite à ses Sheikhs et à leurs descendants dans les terres de Hadramaout dans l'espoir que Dieu le comble de leur bénédiction et afin d'honorer les liens de parenté et de revivifier son c½ur par la rencontre de ses compagnons sur la voie de Dieu.

En 1396 A.H., il expira son dernier souffle aux Iles des Comores, à l'âge de quatre-vingt-treize ans environ. Puisse Dieu lui faire miséricorde.



BAKARI MSAIDIE HANINGA
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 09:19
Modifié le jeudi 10 avril 2008 05:25

LE GRAND PROFESSEUR COMORIEN DU XXème SIECLE MWINYI BARAKA

LE GRAND PROFESSEUR COMORIEN DU XXème SIECLE MWINYI BARAKA
L'HISTOIRE NE SE REPETE PAS DEUX FOIS MALHEUREUSEMENT.
Dr M.BARAKA ET KWAME NKURUMA
Les Comores est un pays de mystères et de surprises.Il a connu des hommes et des femmes de qualités extraordinaires dans l'histoire de l'humanité.La liste est assez longue,mais aujourd'hui,j'ai décidé de parler de l'éminent professeur,Docteur MWINYI BARAKA que j'ai eu la chance de bénéficier ses connaissances en matières de religions,quand je préparais mon mémoire de fin d'étude à L'Ecole Nationale de l'Enseignement Supérieur de MVOUNI-MORONI-COMORES,intitulé "Etat et Idéologies aux Comores",mémoire à consulter au CNDRS de Moroni,d'ailleurs traduit en anglais par un américain.
Quand j'ai posé la question au Dr M.BARAKA sur le rôle de la religion dans les affaires de l'Etat.Sa réponse a été comparée comme un jeu de lumière:"La religion est une affaire personnelle,mais dans sa pratique,elle est collective,et le pouvoir est un ensemble de mécanismes très compliqués,au départ,mais a pour but servir et protéger la collectivité.Alors donc,elle est définie en fonction du temps et de l'espace donnés,dans un territoire donné."Il a fallu une heure de temps pour que je puisse comprendre ce jeu de lumière que le Docteur a voulu me faire comprendre et me mettre en situation de ma question.Que DIEU lui accorde la paix éternelle.AMINE!!
La seule chose qu'il m'a recommandé parmi les mille est ceci:"jeune homme,nous vivons une terrible situation dans ce pays.Nous mélangeons trop ce qui est politique à la religion,parce qu' on n'a pas bien compris l'essentiel de la parole de Dieu,mais il faut y accepter que le comorien est un homme de foi,de raison,malgré......."
Je n'ai pas peur de ce que tu as écrit dans tes recherches,mais c'est le fait de te couper les pieds avant d'arriver à tes buts et à tes objectifs.J'avoue que dans ce domaine tu ne serais pas le premier,ni le dernier dans l'histoire de l'humanité.Vas-y mon fils qu'ALLAH te protège et te bénisse."
RAPPEL HISTORIQUE DU DOCTEUR M.BARAKA ET SES RELATIONS INTERNATIONALES:
Ce passage est un récit que rapporte selon des écrits de part et d'autre:
Mwigni Baraka: Une voix éternelle
Vous l'avez peut être déjà entendue. La voix célèbre de Said Omar Abdillah, connu sous le pseudonyme de Mwigni BARAKA, le premier philosophe comorien. Celui que le professeur Abdourahim Said Bakar qualifie de "philosophe à l'étoffe d'Aristote" ou "d'un Socrate", de par son érudition et son approche de la vie.
Aujourd'hui, parler de ce personnage hors de commun , c'est faire un peu avec modestie et simplicité un devoir de mémoire, mais aussi de témoigner un attachement à son égard.
Mwigni BARAKA est né Zanzibar en 1918. Il perd son père Abdallah Bin Ahmed, en 1923 et puis sa mère, Hadidja Mwigni, deux ans après.

Il fut donc élevé par AL-Cheikh Abdel Fatah Ben Ahmed qui lui confie à Chiekh Soulaimane ben Mohamed Alaoui. Celui-ci lui enseigna la rhétorique, la jurisprudence, la philosophie et la logique. Apres des études brillantes au lycée de Zanzibar, il se spécialisa en Biologie, à l'Université de Makarere (Ouganda).

Théologien de formation, Mwigni Baraka consacra, dès 1944 au début des années 50, beaucoup de son temps à son éducation religieuse qu'il suivait à l'Ecole Normale de Zanzibar. Ambitieux et soucieux d'apprendre la langue de Shakespeare, il partit en Angleterre où il fit des études linguistiques et juridiques à London Univesity avant de poursuivre des études de philosophie à Oxford .Il soutint une thèse de Doctorat d'Etat, en 1963, intitulée « The Concept of felicity in islamic medieval philosophy » . Pour apprendre la langue française, Mwigni Baraka avait effectué un bref passage à l'université de Sorbonne (Paris).
Après ce parcours scolaire très riche, Mwigni Baraka, rentra aux Comores, pays de ses ancêtres en 1968.

Son combat principal était de vouloir éduquer les jeunes. Des son arrivée, il se proposa à enseigner la langue arabe et la civilisation orientale au lycée Said Mohamed Cheikh. Il est devenu l'un des « chouchous » des élèves du lycée de la capitale.
Parallèlement il donna des cours d'éducation Islamique à l'école coranique Al-Ribatu de Moroni.
Son combat principal était de vouloir éduquer les jeunes, ce qui ne lui empêcha pas d'occuper des fonctions étatiques et diplomatiques importantes. En 1975 il fut nommé conseiller technique du président Ahmed Abdallah, puis Ambassadeur itinérant auprès des pays Arabes, à l'arrivée au pouvoir du président Ali Soilihi. Il fut partie de la délégation comorienne de l'adhésion du tout nouvel Etat indépendant aux Nations Unies. Cette période lui avait permis de hisser au rang des diplomates de carrière.

Il était aussi représentant dans différents organismes internationaux, notamment La Ligue Islamique Mondiale (LIM). Mais, pendant la dernière période de sa vie, il se consacre uniquement à la diffusion de l'Islam, notamment dans la dimension scientifique et moderne.
Les jeunes comoriens découvrent aujourd'hui que les questions de biologie et de physique qui intéressent le monde actuellement ont été évoquées voire expliquées dans ses émissions de radios: « L'UNIVERS (WU SILAMOU NO WOULANGA) »

Ismael Ibouroi, professeur de philosophie et directeur d'une école privée portant le nom de Mwigni baraka, avait écrit, dans les colonnes de l'hebdomadaire comorien AL-WATWA, le 15 mars 1988, que: « Cet homme de verbe multiple et incandescent qui faisait appel aux ressources de toutes les langues pour illuminer ses idées afin de ne jamais trahir la vérité a l'art de convaincre sans agression ». très proche de lui intellectuellement , il lui qualifiait d'un intellectuel à la singularité universelle" et "fonctionnaire de l'humanité".
Parler de cette figure emblématique ce n'est rien d'autre qu'une une façon de montrer la hantise d'une génération toute entière. C'est aussi un moyen de montrer qu'il est indélébile, et que là ou il repose en paix où il rejoint ses pères Aristote et Al Ghazali, il est toujours dans nos pensées.
BAKARI MSAIDIE HANINGA

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# Posté le mardi 08 avril 2008 10:46
Modifié le mardi 08 avril 2008 15:29